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Marie Rose Moro
marie rose Moro
Psychiatre, Professeur des Universités
Directrice de la maison des adolescents de Solenn, Hôpital Cochin
 

Pour comprendre la violence des jeunes, il faudrait "la regarder la violence comme de la fièvre"... Marie-Rose Moro est l'une des invitées de Pierre Weill sur France Inter le 22 février 2010.

Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 22 Février 2010


Manuel de psychopathologie du bébé et de sa famille


D'où viennent les bébés ? Quelle est leur nature ? De quoi ont-ils besoin pour grandir et pour s'agréger au groupe des humains ? Comment leur transmet-on les logiques affectives et culturelles d'une société donnée ? Comment les parents deviennent-ils vraiment les parents de ce bébé-là ? Autant de questions à la fois spécifiques et universelles que l'on se pose pour fabriquer des bébés mais aussi pour les accueillir, les aimer, les soigner.
La clinique du bébé et de sa famille est au coeur du travail quotidien de nombreux professionnels de la petite enfance : celui du bébé réel mais aussi du bébé imaginaire, celui des rêves et des désirs des parents, bébé que nous avons été et qui sommeille en chacun de nous. Cet ouvrage permet d'approfondir les connaissances sur la psychopathologie du très jeune enfant, sur les interactions à l'oeuvre dans le développement du bébé et dans la construction de ta parentalité.
 

Rédigé par Marie Rose Moro le Dimanche 10 Janvier 2010


« Je voudrais vous parler d’eux, de ces migrants et de leurs enfants, vous rapporter leur poésie, leurs rêves, mais aussi leurs difficultés, leurs raideurs et leurs tentatives pour se transformer et s’adapter. Je voudrais vous parler d’eux parce qu’ils sont sources de vie et de connaissances pour nous tous. Demain plus encore qu’aujourd’hui, tous les enfants, tous nos enfants auront à grandir et à se construire dans un monde qui bouge. Tous seront confrontés à la diversité des langues et à la pluralité des cultures. Tous seront des enfants nomades et des enfants métis. » M. R. M.

 

Rédigé par Marie Rose Moro le Mardi 5 Janvier 2010


Comme le disaient les Anciens, les mots qu’on choisit nous piègent. Il en est ainsi du faux débat sur « l’identité nationale » qui n’a de débat que le nom. Comme tous ceux qu’il est convenu d’appeler les élites de la diversité, j’ai honte des modalités de ce débat national prescrit par l’Etat et mené par lui. Il en prescrit même les questions et les réponses, le cadre, les éléments du dialogue… Et, comme d’autres qui pourtant font de cette question leur intérêt quotidien, j’ai renoncé, par dégoût. Ce débat va contribuer encore plus au brouillage des repères et à des associations malveillantes entre identité et immigration. Tout au contraire, devrait on permettre sur cette question, des complexités, des opacités, des inventions, des rêveries. Se défouler, flatter les préjugés les plus faux et simplistes, n’a jamais été une source de progrès ni de lien social. Alors, comme on dit en médecine, d’abord, ne pas nuire.

Paris, le 13 décembre 2009

Rédigé par Marie Rose Moro le Dimanche 13 Décembre 2009


S’il existe une deuxième génération dite d’enfants de migrants particulièrement visible à  l’adolescence, c’est par ce que selon moi, il existe une expérience sociale partagée qui est celle d’être considéré comme « enfants de migrants » ou « d’être de seconde génération » selon les mots utilisés par Pap Ndiaye (2007)  pour justifier la catégorie « Noirs de France ». Si l’on crée une catégorie, selon une manière de penser qui nous vient des Etats Unis, c’est qu’il y a présomption de discrimination. Ce n’est pas tant une essence que d’être « Noir » ou « Enfant de migrants », qu’une expérience de discrimination, une expérience sociale partagée que les adolescents eux-mêmes d’ailleurs cherchent à faire disparaître, « Je suis comme les autres » «  comme ceux qui sont nés ici » … En d’autres termes, et toujours pour utiliser les mots de Pap Ndiaye (Ibid, p.87) que je choisis d’appliquer à la catégorie « Enfants de migrants » : s’il y a des enfants de migrants en France et en Europe, c’est parce que socialement on les considère comme tels. Etre « Enfants de migrants » comme « Etre Noir » procède d’une identité non pas choisie par les adolescents eux-mêmes mais prescrite souvent à travers des expériences sociales marquées par des processus de domination divers, de rencontres désagréables avec les institutions en commençant par l’Ecole chez les plus petits et avec l’ensemble de la société y compris la Justice et la Police pour les plus grands. Pap Ndiaye a proposé pour comprendre la construction de la catégorie « Noirs » que nous appliquons pour notre part à l’ensemble de la seconde génération, la distinction entre identité « fine » et « épaisse ». Distinction très utile pour nous. « L’identité fine est le plus petit dénominateur commun qui rassemble un groupe donné à travers une identité prescrite » (Ibid.). La catégorie « Enfants de migrants » procède selon nous de l’identité fine. « L’identité épaisse, elle relève de la culture et des origines partagées des groupes sociaux. Elle s’exprime à travers un monde associatif riche, basé sur les origines » (Ibid., p 88). La seconde génération n’est donc pas une revendication des enfants et adolescents eux-mêmes mais un regard collectif sur eux qu’il convient d’assumer et d’étudier pour le transformer, pour en faire une force, une nouvelle créativité.
Se taire, c’est au contraire subir et n’avoir aucun moyen de maîtriser et de transcender les risques de la situation transculturelle.   

Rédigé par Marie Rose Moro le Mardi 28 Juillet 2009


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