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Marie Rose Moro
marie rose Moro
Psychiatre, Professeur des Universités
Directrice de la maison des adolescents de Solenn, Hôpital Cochin
 

Ses recherches ont mené Marie Rose Moro à travailler sur la vulnérabilité et les besoins spécifiques des enfants de migrants. Elle a créé, en 1987, la première unité de soins transculturels destinée aux familles migrantes. En 2008, elle a élargi ce dispositif transculturel au coeur de Paris, avec une consultation transculturelle pour les enfants de migrants et leurs parents et une autre pour les enfants adoptés dans le monde à la Maison des adolescents de Cochin. S'appuyant sur ces expériences originales et novatrices et évoquant des exemples concrets, elle démontre, dans ce livre d'entretiens, que l'immigration constitue (ou pourrait l'être davantage), une chance pour l'école. On peut aider les enfants de migrants à réussir à l'école et à y être heureux et, du même coup, permettre à tous les élèves d'accéder à une diversité, une altérité, qui les prépare à un monde de plus en plus ouvert et complexe.

Rédigé par Marie Rose Moro le Jeudi 23 Février 2012


D’abord, les soieries et les vêtements, de toutes les tailles et toutes les couleurs, comme disent les vendeurs ; de jolies couleurs chatoyantes. Il y a des écharpes  traditionnelles à carreaux, les Krama qui servent à tout, disent les Cambodgiens : envelopper les bébés, se protéger du soleil, s’essuyer le visage quand on a chaud, porter les victuailles achetées au marché, essuyer un objet et tant d’autres choses. J’ai acheté plusieurs Krama en coton et en soie et des sampot, étoffes plus grandes pour mettre autour de la taille. J’ai négocié ces tissus avec grand plaisir. Les vendeurs aussi s’amusaient à cet exercice et, l’on retrouvait là la gentillesse légendaire des Cambodgiens. Mais qu’est ce qui les rend si affables eux qui auraient plus d’une raison d’être en colère, ils sortent tout juste d’un génocide et inquiets, ils appartiennent à un des pays encore un des plus pauvres du monde. C’est un fait que dans la vie quotidienne, ils sont joyeux et la transmettent avec bonheur et générosité, malgré la fatigue, la grande pauvreté, les injustices et les grands malheurs. 
Cambodge

Rédigé par Marie Rose Moro le Mercredi 22 Février 2012


Dans les marchés, il y a aussi les fruits aux couleurs éclatantes : des pommes de lait, les phlae toeuk dah ko, des sapotilles, des noix de coco vertes, des oranges que l’on mange vertes aussi, des mangoustans, des ramboutans qui ressemblent à des litchis chevelues et dont on mange l’arille juteuse qui entoure la graine, des papayes vertes et mûres, des mangues de toutes sortes, on me dit qu’il existe ici une centaine de sorte différentes de mangues, dont la fameuse petite mangue verte et acidulée que l’on mange avec une pointe de mélange de sel et de piment, la mangue Kao chin, des fruits de la passion, des fruits du dragon aux belles couleurs fuchsia à l’extérieur avec des grains noirs qui parsèment une chair blanche à l’intérieur, les fruits du jacquier ou knao, fruits à la chaire jaune et savoureuse, de grandes et de petites bananes, les petites sont parfois appelées « oeuf de poulet » ou chek pong moan, des bananes à la peau verte, des fruits du palmier à sucre, des pastèques, et le durian à l’odeur si particulière et, pour nous, si malodorante. Et à côté de ces fruits frais, des fruits confits. Si on le souhaite on peut déguster ces fruits sur place, la vendeuse vous les pèlent et vous les assaisonne avec du sel, du poivre ou même du piment oiseau mixé, ce qui rehausse le goût de ces fruits déjà très goûteux. Moi j’ai dégusté de la goyave avec du kapik, pâte de crevette odorante que j’ai découvert ici.   
Siem Reap, Cambodge

Rédigé par Marie Rose Moro le Mercredi 22 Février 2012


l y a bien sûr le sourire des enfants et des femmes aussi qui, souvent, arrêtent quelques instants leurs activités, pour me sourire. Et quand on songe à l’histoire récente du Cambodge avec les massacres de masse organisés par les Khmers Rouges, on se demande comment après de tels événements encore si présents dans le récit de ceux qui les ont connus, la vie peut reprendre de plus belle. Quand on en parle avec les personnes adultes rencontrées ici, elles disent qu’elles remercient les Dieux d’être maintenant en paix. Il semble qu’elles n’aient pas de haine. D’ailleurs on retrouve cette même impression dans le dernier film de Rithy Panh (« Duch le maître des forges de l’enfer » sorti en janvier 2012. Rithy Panh est un cinéaste cambodgien reconnu sur la scène internationale, infatigable artisan du souvenir. Lui même a perdu toute sa famille exterminée par les Khmères Rouges) qui traite de cette période terrible. Il a retrouvé des bourreaux de son martyr et de celui de sa famille, juste pour dire et peut-être comprendre, sans doute pour ne pas oublier. J’ai vu aussi dans la rues des enfants qui pour mendier à l’âge de 5-6 ans savait dire quelques phrases aux touristes dans un nombre infini de langues. Ce rapport qui s’institue, profondément asymétrique, entre les personnes autochtones et en particulier les enfants et les touristes, me semble malsain et générateur de hiérarchies déshonorantes pour les uns et les autres.
 Siem Reap, Cambodge

Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 20 Février 2012


Publications autres langues



La società  deve fare delle scelte per i suoi bambini che si traducono in orientamenti sociali e politici. È importante quindi, difendere ciò di cui i bambini e i loro genitori hanno bisogno, affinché questi bisogni si possano riflettere nelle scelte collettive che tengono conto dei dati delle scienze sociali, delle scienze umane o scienze della vita, per esempio, in funzione dei bisogni e, qualora risulti necessario, esprimerlo ad alta voce. 

È questo il caso per quanto riguarda la domanda che ci viene posta oggi: la diversità degli usi e delle lingue sono fattori di coesione e di uguaglianza sociale? Questione che si pongono tutti coloro che lavorano con i bambini al giorno d’oggi, bambini che vivono in contesti multiculturali e multi linguistici come esistono attualmente in tutti i nostri paesi europei. Come assumersi la responsabilità della diversità di questi bambini, delle loro storie, del loro rapporto col mondo, con i saperi, con le lingue e come dare a questi bambini più potere attraverso la lingua, più desiderio di possederla? Questa è la posta in gioco, quello di un migliore accesso al sapere per i bambini, di tutti i bambini, e un ampliamento delle loro possibilità, delle loro capacità di vivere insieme e di scambio reciproco. 

Cercheremo di rispondere a questa questione sulla base della nostra esperienza quotidiana da neuropsichiatri infantili in una periferia parigina multiculturale, nella quale convivono migranti di generazioni diverse e i loro bambini, in un contesto globalmente sfavorevole2. La nostra esperienza clinica e di ricerca in questo campo ci ha portati a lavorare con dei bambini che vivono lingue diverse, in particolare con figli di migranti che parlano differenti lingue in casa e a scuola, ma anche con bambini che cambiano lingua perché viaggiano insieme ai propri genitori, con bambini nelle adozioni internazionali e molte altre situazioni in cui i bambini hanno dei percorsi linguistici ricchi ma che possono apparire come complessi agli occhi di coloro che considerano che avere un’unica lingua sia la norma, nonostante in un mondo come il nostro ciò diventerà sempre più raro; è importante quindi, di non stabilire come norma ciò che intuitivamente sembra più facile da pensare e di trasformare in natura o in necessità ciò che fa parte della cultura e delle contingenze. 

Partiamo quindi dai figli di migranti, bambini che sono necessariamente portati a padroneggiare diversi registri, diversi mondi e a volte, diverse lingue. 
 

Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 13 Février 2012


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