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Marie Rose Moro
marie rose Moro
Psychiatre, Professeur des Universités
Directrice de la maison des adolescents de Solenn, Hôpital Cochin
 

Un si beau voyage à Rio de Janeiro (Brésil), le voyage des petits riens





Invitée par la Société Brésilienne de Psychanalyse de Rio, j’ai donc d’abord atterri dans l’ancienne capitale fédérale, toujours aussi enchantée et luxuriante. Les collègues sont accueillants, intéressés par toutes les questions transculturelles dans un pays où la majorité des habitants sont des migrants et les discriminations sociales et culturelles très fortes.  J’ai répondu sagement au plus grand journal brésilien, Le Globo, sur l’accueil des migrants dans le monde et j’ai plaidé pour que les migrants ne soient pas les oubliés du monde. Puis je me suis promené dans les rues en essayant de ne pas ressembler à une touriste pour ne pas me faire remarquer (c’est ainsi que m’avaient dit de faire mes amis brésiliens…). J’ai été touchée par de petites scènes du quotidien, de petits riens qui s’échangent entre parents et enfants. Je suis passée devant une école publique à l’heure de la rentrée des classes l’après-midi. Ici ne vont dans ces écoles publiques que les plus pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens de payer une école privée, anglaise, française, allemande… C’était une école pour des enfants de 6 à 10 ans environs. Certains parents terminaient de manger devant l’école, ils avaient pique-niqué avec leurs enfants assis sur des tissus bariolés, étendus à même le sol. D’autres ramenaient leurs enfants après avoir déjeuné à la maison ou dans un marché de la rue où on servait des petits plats traditionnels comme le picadillo (un peu de viande coupée en petits morceaux, du riz et des haricots rouges, les feijones). Nourrir ces enfants dans de bonnes conditions quand il faut survivre, est un acte de fierté pour ces parents et je le percevais dans leur position. Plus tard, j’ai aussi croisé un père qui avait amené son enfant s’entrainer au football et qui après, lui essuyait le visage avec tendresse. Ou encore cet autre père qui attendait sa fille à l’école et lorsqu’elle est sortie, elle s’est installée sur le porte bagage du vélo de son père. Elle avait une dizaine d’années, le vélo était bien petit pour elle et son père mais j’ai perçu chez son père aussi, une grande fierté de pouvoir prendre soin de sa fille. Des petits riens…    

Marie Rose Moro




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