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Marie Rose Moro
marie rose Moro
Psychiatre, Professeur des Universités
Directrice de la maison des adolescents de Solenn, Hôpital Cochin
 

De grands amis, des pâtes de la meilleure salumeria de Bologne et de l’excellent café
Le lendemain de cette conférence, avant de reprendre l’avion, j’ai pris des cafés  avec mes grands amis de Bologne, Marilisa Martelli et Giancarlo Rigon. Marilisa défend la cause des enfants avec bonheur et Giancarlo aime soigner les adolescents et le fait très bien. On a acheté des pâtes dans un lieu qui se présente comme une sorte de laboratoire où l’on fabrique depuis toujours et avec soin des merveilles des dieux latins, l’épicerie fine ou salumeria de Bruno et Franco. Puis on pris un capuccino dans un nouveau café où on fait aussi des pâtes et où on les vend comme si c’était des bijoux, la Bottega Portici, puis un autre, au légendaire caffe Terzi, où j’ai dégusté debout un café d’Inde, un robusta aromatique et doux, très dosé en caféine, pesé au gramme près, huit je crois, pour faire un café parfait. Et je suis reparti avec ce café et une cafetière, dite à l’italienne, pour le préparer chez moi. L’Italie est aussi le paradis du café et le déguster avec des grands amis en refaisant le monde pour qu’il soit plus doux pour les enfants et les adolescents, est un grand moment de fraternité. Parfois je me demande pourquoi je cours à travers l’Europe et le monde pour parler des enfants et des ados, quelques soient leurs cultures et leurs fragilités ? Mais je sais en fait, c’est pour tous ces moments de rencontres. Avouez quand même que je suis bien chanceuse de pouvoir le faire et qu’on me demande de le faire avec autant de confiance et de générosité. Je suis une sorte de porte parole en somme, consciente de mon privilège et de ma responsabilité.   

Rédigé par Marie Rose Moro le Mercredi 24 Janvier 2018


Un accueil chaleureux, un futur imprévisible et des adolescents qui se racontent
Invitée par la Fondation Golinelli pour la sciences et la culture de Bologne, j’ai visité une superbe exposition sur la prévision du futur par définition imprévisible,  Imprevedibile, superbe exposition qui se termine par une œuvre qui annonce, Don’t Worry ! N’ayons pas peur ! Dans ce nouveau lieu de la culture, j’ai présenté mon dernier livre traduit en italien (Les ados expliqués à leurs parents, Bayard, 2010) Gli adolescenti si raccontano, qui est sorti chez Franco Angeli en 2016, traduit par l’excellente Giulia Magnani. Le titre a un peu changé en italien, il est plus poétique qu’en français, mais l’attente est la même. Plus de 200 participants, essentiellement des parents qui se demandaient comment comprendre les changements et les souffrances de leurs adolescents. L’une des participantes demande : mais pourquoi comme enseignante je sais très bien faire avec les adolescents et comme mère, c’est si difficile ? Jolie question qui dit la difficulté d’être parent d’adolescent et la nécessité d’être authentique avec nos sacrés adolescents qui débusquent tous nos paradoxes et apories.

Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 22 Janvier 2018


Retrouvez tous les vendredis la chronique de Marie Rose Moro, Directrice scientifique, "Parents, enfants, d'ici et d'ailleurs"  de la revue L'autre sur RFI,  7 milliards de Voisins, Emmanuelle Bastide.  
Aujourd'hui "Histoires naïves"

https://revuelautre.com/lire-voir-ecouter/parents-enfants-dici-et-dailleurs/histoires-naives-chronique-de-marie-rose-moro-rfi/

Rédigé par Marie Rose Moro le Vendredi 19 Janvier 2018


Blog



Pour mes vœux  transculturels de nouvelle année, je vous propose ce beau mot, qui est aussi le titre d’une jolie chanson de France Gall qui, malheureusement vient de nous quitter. Il est nécessaire de résister joyeusement à l’inertie, à la mélancolie, au découragement, à l’injustice, à l’inhospitalité ambiante qui voudrait qu’on ne peut accueillir toute la misère du monde, qu’on ne peut accueillir l’autre, le réfugié, l’étranger, celui qui quitte sa douce maison ou sa terre en feu. Mais si on le peut ! Mais si on peut permettre aux migrants et à leurs enfants de co-construire la société française de demain. Mais si on peut résister ! Le paradoxe c’est que cette résistance nous rend plus forts, plus bienveillants et plus fraternels. Il faut donc prouver que notre souci transculturel existe et qu’il participe à la douceur et à la beauté du monde. Que ce souci transculturel nous permette d’agir localement et de penser le monde, telle est la devise de la mondialité telle que la définit le poète Glissant. Adage que nous faisons nôtre à la Revue L’autre (www.revuelautre.com), à l’Association Internationale d’Ethnopsychanalyse qui publie Métisse (www.clinique-transculturelle.org), au Centre Babel (www.Transculturel.eu) et dans tous nos lieux d’actions au quotidien avec les migrants et leurs enfants.
Que l’année 2018, soit celle de la mondialité fraternelle qui résiste et qui accueille l’autre, pas seulement comme si c’était mon père ou ma mère mais comme si c’était moi.

Rédigé par Marie Rose Moro le Vendredi 12 Janvier 2018


J’ai expérimenté très tôt qu’on pouvait guérir les êtres humains par les mots…
J’avais expérimenté très tôt le plaisir de consoler. Je me rappelle combien j’avais été touchée par la tristesse et la solitude d’une vieille dame du village où j’ai grandi. Elle s’appelait Mathilde. Je passais régulièrement devant sa fenêtre et je la voyais les yeux dans le vide, de beaux yeux bleus entourés de cheveux très blancs. J’ai décidé qu’il fallait la sortir de là. J’avais une dizaine d’années. Un jour de début de printemps, je me suis arrêtée devant sa fenêtre et j’ai discuté avec elle. Je lui ai demandé pourquoi elle était si triste. “Je suis vieille, plus rien ne me fait envie, et j’ai beaucoup de mal à lire.” Je la savais passionnée par les romans photos publiés dans Nous Deux. “ Oui, c’est vrai, mais, je n’arrive plus à les lire maintenant”. Qu’à cela ne tienne ! “Et bien moi, je vais vous raconter les romans photos” lui ai-je alors proposé. Je décrivais l’image, je lisais la légende et parfois même, je commentais et Mathilde donnait son interprétation ou même parfois, elle donnait une autre version que celle que l’auteur proposait. Tous les jours où presque, je passais lire des romans photos à Mathilde qui m’attendait comme le messie. J’ai ainsi expérimenté, très tôt, que l’on pouvait, par des mots et par des histoires, réanimer un être humain.

Rédigé par Marie Rose Moro le Mardi 2 Janvier 2018


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