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Résiste



Pour mes vœux transculturels de nouvelle année, je vous propose ce beau mot, qui est aussi le titre d’une jolie chanson de France Gall qui, malheureusement vient de nous quitter. Il est nécessaire de résister joyeusement à l’inertie, à la mélancolie, au découragement, à l’injustice, à l’inhospitalité ambiante qui voudrait qu’on ne peut accueillir toute la misère du monde, qu’on ne peut accueillir l’autre, le réfugié, l’étranger, celui qui quitte sa douce maison ou sa terre en feu. Mais si on le peut ! Mais si on peut permettre aux migrants et à leurs enfants de co-construire la société française de demain. Mais si on peut résister ! Le paradoxe c’est que cette résistance nous rend plus forts, plus bienveillants et plus fraternels. Il faut donc prouver que notre souci transculturel existe et qu’il participe à la douceur et à la beauté du monde. Que ce souci transculturel nous permette d’agir localement et de penser le monde, telle est la devise de la mondialité telle que la définit le poète Glissant. Adage que nous faisons nôtre à la Revue L’autre (www.revuelautre.com), à l’Association internationale d’EthnoPsychanalyse qui publie Métisse (www.clinique-transculturelle.org), au Centre Babel (www.centrebabel.fr) et dans tous nos lieux d’actions au quotidien avec les migrants et leurs enfants.
 
Que l’année 2018, soit celle de la mondialité fraternelle qui résiste et qui accueille l’autre, pas seulement comme si c’était mon père ou ma mère mais comme si c’était moi.
 
Marie Rose Moro








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