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Les humains se haïssaient de plus en plus…



Ils se disputaient tout le temps
Et se dispersaient de jour en jour
Pour ne plus se voir.

La terre gémissait, elle était triste
Quelle mère ne serait pas triste
En voyant ainsi ses enfants.

Un jour, quelques uns
Qui avaient gardé en souvenir
La parole primordiale
Qu'ils avaient entendue
De leur mère,

Se mirent à errer,
Leurs chemins se croisèrent
Comme s'ils étaient
Attirés les uns par les autres
Comme s'ils avaient rendez-vous
Et ils se reconnurent.

Les femmes et les hommes de parole
Se reconnurent, peu importe le lieu
Où ils se croisèrent

Ils se regardèrent
Ils se comprirent
Ils s'assirent en rond
Et se mirent à mettre en commun,
Les bribes de souvenirs qui montaient de loin

Heureux, ils se rendirent compte
Que cette parole résonnait encore au fond de leur cœur.
Alors, ils décidèrent de repartir sur le chemin
Pour partager avec leurs frères et sœurs, si différents
Mais si semblables.

Cette parole ancienne mais toujours vivante
Et si contemporaine
A les écouter, la terre commença à frémir
Leur mère les approuvait
Et cela leur donna l'ESPOIR
L'ESPOIR qui fait déplacer les montagnes.

Texte initial :
Koné T. Les humains se haïssaient de plus en plus... Bobigny : Association Internationale d'EthnoPsychanalyse ; 2007. Available from : www.clinique-transculturelle.org/AIEPtextesenligne_kone_les_humains_se_haïssaient_
de_plus_en_plus.htm







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