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Le corps et ses parures, le corps et ses voiles. Du contenant au contenu


« Je suis seule, exilée, bonne à être insultée
Par un mari qui m'a conquise en pays étranger.
Je n'ai ni mère, ni frère, ni parent,
Qui me donne un refuge en ce présent naufrage », Médée

Le corps est à la fois objet de fascination et de mépris. Fascination du charnel, il n'est qu'à voir les unes de nos journaux et surtout les photos des magazines : la sortie en première page d'un corps mis en scène et correspondant aux canons actuels de la beauté augmente les ventes de manière vertigineuse, comme cela a été le cas pour un magazine féminin récemment : on parlait de cette photo, on la regardait, dans le cabinet du dentiste ou du coiffeur, dans le bus ou le métro, mais aussi dans nos consultations en particulier avec les adolescents et tout particulièrement les adolescentes, sensibles jusqu'à l'extrême parfois à ces questions de représentations de leur corps projetées sur l'autre. Mépris du charnel aussi quand on hiérarchise entre le corps et l'âme, entre le biologique et le psychique, entre l'objectivable du corps et l'ineffable de la subjectivité, quand on malmène son corps ou on lui refuse le plaisir ou même de petits bonheurs.


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Texte initial :
Moro MR. Le corps et ses parures, le corps et ses voiles. Du contenant au contenu. Bobigny : Association Internationale d'EthnoPsychanalyse ; 2006. Available from : http://www.clinique- transculturelle.org/AIEPtextesenligne_moro_corps.htm







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