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La femme et le droit de choisir la maternité au Brésil



Je souhaite dédier cet article à Marielle Franco, assassinée le 14 mars 2018, parce qu’elle luttait pour les droits  de minorités et des femmes.
Le Brésil est le plus grand pays d’Amérique du sud, le cinquième plus grand au monde en superficie et le sixième en termes de population. Les dernières estimations démographiques (IBGE 2015) montrent que 51,48 % de la population sont des femmes, qu’elles sont de plus en plus nombreuses à travailler et que 37,3% d’entre elles sont à l’origine des revenus familiaux. Elles représentent aussi davantage d’électeurs que les hommes.
Malgré cela, la sphère politique brésilienne reste largement dominée par les hommes. Ainsi, selon l’Inter- parliamentary union, le Brésil occupe la 154ème place sur 193 pays concernant la participation de la femme à la vie politique.
Entre janvier 2011 et août 2016, le Brésil a été gouverné par une femme. Cependant, elle a été renversée durant son mandat, qui aurait dû se terminer en décembre 2018. Depuis son départ, la condition de la femme, déjà très difficile, n’a cessé de se ddégrader.
Dès son arrivée au pouvoir, le nouveau responsable de la nation, Monsieur Temer, a supprimé toutes les femmes des postes ministériels. Il a justifié ce choix en arguant qu’il n’y avait pas de femmes suffisamment compétentes pour assumer ces fonctions.
Le 8 mars 2017, lors de la journée internationale des droits de la femme, le président de la République a fait un discours dans lequel il a réduit la femme à sa responsabilité vis-à vis de son foyer. Selon lui, son rôle économique doit se limiter à la vérification des prix au supermarché. Ce discours du gouvernement est largement relayé et amplifié par les médias qui associent très régulièrement les problématiques adolescentes au travail des femmes.

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La femme et le droit de choisir la maternité au Brésil
Rédigé le Mardi 29 Janvier 2019




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