De l’exil à l’école, De l’école à l’espoir… Pour une école résiliente et bienveillante par les apports de l’approche transculturelle1



« Mon petit, je suis très touché par le ton de ta lettre. Bien sûr que je me souviens de cet oiseau blessé aux grands yeux désespérés (…). Je n’ai fait que te remettre sur une voie que l’on t’avait fait quitter. Le rôle des maitres est bien entendu d’enseigner des matières principales, mais aussi de voir un peu plus loin et de chercher à comprendre le mal de vivre de certains enfants (…) » (Lecomte, 2004 : 256)2.
« Peu d’enseignants ont conscience de leur impact affectif sur les enfants » (Cyrulnik, 2015)
L’école, au-delà d’être un lieu de transmission de savoirs, représente un lieu chargé symboliquement. En effet, il peut être symbole de ruptures, de clivages, d’inégalités, de (dé)classement et même de souffrance mais il est également symbole de sentiment d’appartenance, positif, de métissage, d’apprentissages, d’affiliation, de construction et certainement pour certains enfants de ré-affiliation et de reconstruction. En tant que psychopédagogue et formatrice d’enseignant-e-s, j’ai toujours été convaincue par cette part plus relationnelle, affective et sécurisante de l’école. Vous vous rappelez certainement d’une phrase bienveillante ou d’un regard contenant d’un.e enseignant.e dans votre enfance ? Ne résonne-t-elle pas toujours en vous ? Et à contrario dans son versant négatif. Dans tous les cas, ce lieu marque et ne laisse personne indemne à la suite de son passage en son sein.

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De l’exil à l’école, De l’école à l’espoir… Pour une école résiliente et bienveillante par les apports de l’approche transculturelle1
Rédigé le Lundi 11 Juin 2018




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