Menu



Suivez-nous


Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

D’ISILA, je reviendrai



1.
Je m’en vais,
Comme je suis venu,
La valise à la main,
Sans destin certain.
2.
Ce que j’ai laissé,
Je vais le retrouver,
De ma terre, ses senteurs,
et des petits plats, cette belle odeur.
3.
Je suis parti,
Pour faire une vie,
Seul et loin,
Visages connus, restés lointains.
4.
Un tas de rêves s’étaient construits,
Qui m’ont donné,
la force de laisser,
Derrière, mon si cher pays.

5.
Je suis parti, le cœur lourd,
Un sentiment qui a rendu sourd,
Ma peine de quitter,
Mes Chers et mes Bien-aimés.
6.
Ce nouveau monde, cette autre vie,
Ciudad Rodrigo, tu es la première qui m’dis,
Que j’m’éloigne de ma maison,
D’mon cœur et d’ma patrie.
7.
Je suis parti avec la promesse,
Non pas qu’à la Vierge ou encore la Déesse,
Qu’à Fatima je reviendrai,
Remplir mon Être de ce qui m’a fait.
8.
Ici j’ai dû,
Arriver seul et perdu,
N’avoir personne, qui m’ouvre les bras,
Pour me réchauffer par ce temps si froid.

9.
Ma terre me manque,
Mais qu’ai-je fait donc,
Pour ainsi abandonner,
Tous ceux que j’ai aimés.
10.
Le souvenir de cet homme de valeurs qu’est mon père,
Bien que les temps de misère,
A travailler dans les prés,
De ses bœufs accompagnés.
11.
J’espère le voir la prochaine fois,
Car le temps passe et ne pardonne pas,
Se retrouver au coin du feu,
Sur ce banc si connu, même s’il est déjà un peu vieux.
12.
Qu’on ait du vin de Porto et des marrons,
Des sardines ou du melon,
L’important c’est de se retrouver,
Et ensemble savourer.

13.
Le bon pain de l’oncle Jaime,
D’olives et de fromage accompagné,
Arrosé d’un peu « d’azeite»,
Me fait penser au parfum de ces beaux œillets.
14.
Je rends hommage à notre Amalia,
Qui sur ses airs enchant’«a canalha»,
« É uma casa com certeza portuguesa»,
La joie de passer la porte et de revoir Teresa.
15.
Au lendemain du 25 avril,
La joie du peuple qui ne reste plus tranquille,
Qui danse dans les rues,
Un amour qui ne demande qu’à être vu.
16.
En attendant l’été,
Dans cette lettre avec amour fermée,
Ces quelques mots,
Qui vous embrassent à flots.

17.
Nos journées passent,
Entre travail et grimasses,
Parfois les doux souvenirs,
Font passer le temps avec sourire.
18.
Saudade, quand tu nous tiens,
Ce sentiment qui parfois me vient,
Entre manque et présence,
Au temps, il faudra faire confiance.
19.
En août je viendrai si Dieu le veut,
Etre avec vous pour m’sentir mieux,
Retrouver l’pays, la langue et la famille,
Se ressourcer à l’eau du puits.
20.
Je ne vous dis pas Adieu,
Je ne fais qu’m’absenter un peu,
Je fais ma valise vite fait,
Et d’ici-là, je reviendrai.

Nelson LOPEZ



AIEP








Liens partenaires




- Tous droits réservés © AIEP 2016