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Marie Rose Moro
marie rose Moro
Psychiatre, Professeur des Universités
Directrice de la maison des adolescents de Solenn, Hôpital Cochin
 

Pédopsychiatrie




Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 28 Novembre 2016



Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 28 Novembre 2016


La psychiatrie transculturelle. L'école de Bobigny et de Cochin
La  clinique a une histoire et une géographie, elle nécessite de prendre en compte les éléments du contexte qui la structurent. Depuis plus de trente ans se développe en France et dans le monde une nouvelle manière de comprendre et de soigner les migrants en tenant compte de leur subjectivité et des appartenances qu’ils choisissent.
 
Je me suis quant à moi plus particulièrement intéressée aux enfants de migrants (bébés, enfants et adolescents et à leurs parents) et j’ai développé une clinique transculturelle de ces enfants qui prend en compte leur singularité et leur créativité, pour transformer le risque transculturel lié au fait de grandir dans un autre pays que celui de ses parents, parfois dans une autre langue. Cette situation vulnérabilise les parents, l’enfant et le lien parents-enfants. 
 
La prise en compte de cette singularité et des nécessaires métissages des enfants de migrants et, de tous ceux qui traversent des mondes, permet de transformer ce risque en nouvelle chance pour ces enfants à l’école, à l’hôpital et dans la société. D’où la passion de la psychiatre transculturelle.
 
Pour en savoir plus :
Le film de Laurence Petit-Jouvet sur la consultation transculturelle : J'ai rêvé d'une grande étendue d'eau 
Visiter le site de l'Association Internationale d'Ethnopsychiatrie (AIEP) : www.clinique-transculturelle.org 

Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 28 Novembre 2016


Biographie



Marie Rose Moro est psychiatre d'enfants et d'adolescents, psychanalyste, Docteur en médecine et en sciences humaines. De formation philosophique, elle est aussi écrivaine. C'est la chef de file actuelle de l'ethnopsychanalyse et de la psychiatrie transculturelle en France.


Eléments biographiques
 

Née le 22 septembre 1961 à Ciudad Rodrigo (Salamanca, Espagne), elle arrive en France en 1962. Elle suit sa scolarité dans l'est de la France (Ardennes) et entreprend des études de médecine et de philosophie à Nancy. Elle arrive à Paris pour son internat de Médecine. Elle est maintenant psychiatre de bébés, d'enfants et d'adolescents et psychanalyste à la Société Psychanalytique de Paris (membre de l'IPA, Association Psychanalytique Internationale). Elle réside aujourd'hui à Paris. Elle a reçu l'Ordre du Mérite en 2006 et la Légion d'Honneur en 2008. 

Rédigé par Marie Rose Moro le Lundi 28 Novembre 2016


A Buenos Aires il y plusieurs sortes de taxis, ceux qu’on hèle dans la rue, noirs et jaunes, et ceux qu’on appelle parce que quelqu’un vous l'a recommandé, une personne de confiance qui vous transporte dans sa voiture. Et cette seconde catégorie apparemment officielle aussi, on les appelle des « remises » en Argentine, mot énigmatique dont je ne connais pas l’origine. Cette définition des « remises » m’a été donnée par mon aimable conducteur qui m’amenait à l’aéroport. Lorsqu’il est arrivé pour me chercher, il m’a proposé de m’asseoir à l’avant, près de lui et il a commencé à parler. Ce Monsieur, très cultivé, me raconte que lorsqu’on lui a donné mon prénom, en général on n’utilise que mon prénom en Argentine, sa femme et lui ont regardé sur google et ils pensent que je suis Marie Rose Moro. Alors, il sait tout sur moi et m’interroge sur l’extrême droite en France, sur mes liens avec l’Espagne et sur ma passion pour les migrants. Il me raconte aussi la vie en Argentine et me dit que le quotidien est difficile pour les classes moyennes, qu’il faut souvent beaucoup travailler et, parfois, faire plusieurs métiers. Lui a toujours eu une passion pour les fleurs et les plantes mais aujourd’hui il est aussi obligé de conduire un taxi. Son père italien, venu en Argentine à dix-huit ans, avait une boutique de fleurs et aménageait des jardins. Lui a étudié agronomie et ensuite il s’est occupé, pendant bien longtemps, des terrasses, des balcons et des jardins à Buenos Aires. Il expliquait aussi à ceux qui demandaient ses services de jardinier qu’aux plantes, il faut leur parler, les aimer et les regarder pousser. « Comme les enfants ? », lui dis-je, « oui exactement, vous avez tout compris ! » me dit-il joyeusement. En arrivant à l’aéroport, il me remercie chaleureusement de ce chemin parcouru ensemble… Je le remercie aussi et je me dis que j’ai bien de la chance. 

J’en viens à penser que les migrations sont de formidables principes de narrativité, de véritables inducteurs d’histoires. Merci au petit fils de Juan, merci aussi à celui qui parlait aussi bien aux fleurs.  

Buenos Aires, Argentine

Rédigé par Marie Rose Moro le Mardi 22 Novembre 2016


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