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L'identification à l'agresseur



Je voudrais partager avec vous quelques réflexions et questionnements apparus dans ma pratique de consultations pour enfants dans un centre médico-psycho-pédagogique d’une grande banlieue de Paris, à la suite des attentats de janvier et de novembre.

La violence, la force et la médiatisation des actes terroristes, la mort en direct pourrait-on dire, suscitent deux mouvements identificatoires différents, bien connus des soignants travaillant dans la prise en charge des victimes des attentats.

D’abord et bien sûr : l’identification aux victimes, à la famille, à leurs amis. La souffrance, l’angoisse, les blessures, ça nous connaissons bien et nous l’avons tous ressenties.

Mais beaucoup plus insidieuse et inconsciente, beaucoup plus conflictuelle, est une autre forme d’identification : cette fois aux terroristes. Cette identification souterraine mérite qu’on s’y arrête et que l’on tente de la comprendre.

Ce besoin de mieux comprendre s’est imposé à moi quand j’ai reçu plusieurs demandes d’aide provenant des parents dont les enfants se sont identifiés aux « terroristes ».

Pour moi, dans l’urgence de la prise en charge clinique, il s’agissait moins de comprendre comment un enfant (ou un adolescent) pouvait s’identifier à un terroriste qui tue, que de me questionner comment moi, je peux venir en aide à cet enfant, si oui dans quelle mesure et à quel prix

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L'identification à l'agresseur
Rédigé le Mardi 4 Avril 2017




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